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Alerte produits cosmétiques : de nombreux perturbateurs dans nos produits

Alkylphénol, Phtalate ou encore paraben : derrière ces noms barbares se cachent des substances nocives pour notre organisme. Alerte produits cosmétiques : molécules perturbantes, elles sont pourtant présentes en nombre croissant dans nos produits cosmétiques. On parle désormais d’un véritable « effet cocktail » qui peut s’avérer dangereux au fil d’une utilisation prolongée. Zoom sur les désormais célèbres perturbateurs endocriniens et leurs effets délétères sur notre santé.


Depuis cinq ans, la production cosmétique est en nette progression. Les marques semblent vouloir miser sur davantage de références pour satisfaire des consommateurs toujours plus avides de prouesses et de nouveautés. À grand renfort de marketing d’influence, ces produits, aussi miraculeux soient-ils, ne sont pas sans danger pour notre organisme. Et malgré la régulation de la Commission européenne sur leurs composants, de nombreuses substances méritent qu’on les analyse de plus près. 

Alerte produits cosmétiques : Les silicones, un danger pour votre peau et pour l’environnement

Ils sont partout et pour cause. Les silicones sont autant de précieux atouts dans l’industrie cosmétique. Effet peau de pêche, flouteurs de pores, agent soyeux pour les cheveux : on ne compte plus les arguments marketing pour vanter leurs « mérites ». Et pourtant, ils sont à proscrire de toute urgence. Occlusifs et obstruant, les silicones sont à l’origine de nombreux problèmes dermatologiques. À la longue, une peau qui ne respire plus produit une quantité astronomique de sébum pour se défendre. Résultat : elle se gorge de boutons, points noirs et parfois microkystes. 

Mais depuis quelques années, l’industrie cosmétique semble vouloir renverser la tendance, avec l’avènement du « slow-silicone ». Prudence cependant, car les étiquetages sont souvent trompeurs. Notre astuce : repérer dans la liste des ingrédients les composants se terminant en –one ou -oxane. S’ils sont présents en trop grand nombre, passez votre route. Et pensez à privilégier les labels bios qui bannissent totalement leur utilisation et trouvent dans les ingrédients naturels de belles alternatives. 

Les filtres solaires : une « fausse bonne idée »

Acide para-aminobenzoïque ou Octyl salicylate : les filtres solaires ne nous veulent pas que du bien. Présents en nombre dans nos protections estivales, il faut se méfier de leurs effets à long terme. Allergisants et irritants, ils mettent à mal les défenses naturelles de notre barrière cutanée. Sur l’environnement, leur impact est catastrophique. En effet, les filtres solaires chimiques sont un désastre pour les fonds marins. Privées d’UV, les algues protégeant les coraux meurent. Pour choisir une crème solaire, on se tournera encore une fois vers les labels bio. Ces derniers proscrivent les filtres chimiques et les nanoparticules. Si on ne s’expose que très peu, une crème de jour riche en antioxydants fera amplement l’affaire. 

Les parabens : des conservateurs décriés

Une autre alerte cosmétiques souvent entendue concerne les parabens. On en distingue deux sortes : ceux à chaîne courte et ceux à chaîne longue. Et c’est sur cette seconde catégorie qu’il faut s’arrêter. Les parabens à chaîne longue sont interdits pour les jeunes enfants s’ils ne sont pas rincés après application. Sur une population adulte, ils peuvent induire des dérèglements hormonaux sur le long terme. Il existe pourtant un truc infaillible pour les reconnaître dans la liste des composants. Si leur nom commence P ou B, on proscrit immédiatement le produit incriminé. Pour vous aider dans cette traque, n’hésitez pas à scanner vos produits via des applications de référence telles que Yuka ou encore Mireille (payant). 

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