Symptômes & traitements

Prolapsus génital, facteurs de risques et prise en charge thérapeutique

Le prolapsus génital est une pathologie qui touche beaucoup de femmes après 45 ans. Cette descente d’organes localisés dans la cavité pelvienne peut s’avérer inconfortable au quotidien. Comment traiter ce trouble ?

Prolapsus génital : apprenez-en un peu plus 

Le prolapsus génital peut être transitoire ou permanent. Il traduit l’incapacité des muscles et des ligaments qui constituent le plancher pelvien à soutenir les organes pelviens (qui se trouvent dans le petit bassin) constitué de trois organes : la vessie, l’utérus et le rectum. Le prolapsus génital peut concerner un, deux ou l’ensemble de ces trois organes. Sans prise en charge adéquate, le ou les organes touchés peuvent s’extérioriser dans le vagin. Pour cause, l’effondrement de sa paroi antérieure.

La patiente peut ressentir comme une boule dans le vagin lorsque la paroi vaginale est très déformée. Ce symptôme se manifeste le plus souvent en cas de pression intra-abdominale favorisée par un effort trop intense de soulèvement ou une constipation entre autres. Dans les cas les plus graves, en fonction de l’activité physique, cette boule peut s’extérioriser en dehors de la vulve. Cette extériorisation du prolapsus très douloureuse peut nécessiter une réintégration manuelle avant de s’asseoir et au moment de la miction.  

La forme de prolapsus génital la plus courante est la cystocèle vaginale, autrement dit la descente de la vessie  dans le vagin. 80 % des consultations pour des cas de descente d’organes concernent la cystocèle.

L’hystérocèle est une autre forme de prolapsus génital qui se traduit par la descente de l’utérus dans le vagin suite à l’affaissement de la paroi vaginale. Plus rare, la rectocèle correspond à la descente de la paroi postérieure du vagin provoquée par un prolapsus du rectum.

Les causes de la descente d’organes 

L’âge reste notamment l’un des principaux facteurs de risque de la descente d’organes. Avec le temps, les tissus de soutien du périnée se détériorent et perdent peu à peu de leur capacité à maintenir les organes pelviens en place. La ménopause entraîne également une carence en œstrogènes, ces hormones qui contribuent à l’élasticité et la souplesse des tissus pelviens.

Les accouchements multiples ou difficiles peuvent provoquer un déchirement du périnée, favorisant également la descente d’organes. Les femmes ayant des antécédents familiaux présentent également des risques élevés de prolapsus génital. La descente d’organes peut aussi survenir suite à une intervention chirurgicale dans la région du bassin comme une hystérectomie.

Le prolapsus génital peut aussi être causé par une hyperpression intra-abdominale répétée, provoquée par une constipation chronique, l’obésité, ou la pratique intensive d’un sport. Certains troubles neurologiques comme la paraplégie entraînent aussi un affaiblissement des muscles pelviens, augmentant les risques de prolapsus génital. 

Comment reconnaître le prolapsus génital 

Les symptômes d’alerte de la descente d’organes  peuvent varier en fonction de ou des organes concernés et de l’état d’avancement du prolapsus. En cas de prolapsus de la vessie, la patiente peut ressentir une gêne au niveau du bas-ventre en marchant tout simplement. Des troubles urinaires caractérisés par des mictions trop fréquentes, des envies pressantes d’uriner, l’impression de ne pas avoir vidé entièrement la vessie après la miction ainsi que les cystites font partie des symptômes les plus fréquents.

Le prolapsus de l’utérus se manifeste le plus souvent par une sensation de pesanteur au niveau du bassin. Lorsque le prolapsus est extériorisé, la femme peut voir une boule ressortir de sa vulve. Elle peut également être sujette à des saignements très fréquents causés par l’irritation du col de l’utérus.

Les troubles digestifs et la sensation d’une « boule » dans le rectum sont les signes d’un prolapsus du rectum. Cette pathologie peut entraîner des difficultés d’évacuation rectale, et dans certains cas, provoquer une incontinence aux selles. 

Quels sont les traitements possibles ? 

Le médecin se base sur l’évolution de la pathologie et des inconforts pour déterminer avec précision la prise en charge du prolapsus. Dans le cas d’un prolapsus débutant, les solutions non chirurgicales peuvent être recommandées.

Les exercices de Kegel permettent notamment de renforcer les muscles du plancher pelvien et de stabiliser la position des organes. L’utilisation d’un pessaire vaginal peut aussi être envisageable pour soutenir les organes pelviens.

Il est également conseillé d’adopter une alimentation équilibrée et de pratiquer une activité physique régulière, sans trop d’intensité, pour maintenir le poids de forme et pour réduire les pressions abdominales dues à la présence excessive de graisse au niveau de l’abdomen.

En cas de prolapsus avancé, le médecin peut prescrire une intervention chirurgicale visant à remettre en position l’organe concerné et à corriger l’affaissement du plancher pelvien en mettant en place un implant de renfort.

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